Pourquoi apprendre en jouant?

Pourquoi jouer et quels sont les avantages du jeu dans un apprentissage?

Une activité “gratuite”

Le jeu est une activité « gratuite » c’est à dire en principe non productive. A la fin d’une partie de belote ou d’un jeu de ballon, je n’ai rien fabriqué, je suis heureux si j’ai gagné et si j’ai perdu, ce n’est pas très grave. Pour autant, au cours du XXème siècle, les sciences psycho-cognitives commencent à s’intéresser au jeu pour son intérêt éducatif chez le jeune enfant. Et beaucoup de parents ont utilisé le jeu de cartes avec leurs enfants pour leur apprendre de façon ludique à reconnaître les chiffres et commencer à calculer. Donc si la finalité première du jeu n’est pas de produire quelque chose, sa pratique peut néanmoins avec le temps faire naître des savoirs ou du savoir faire.

Une activité non obligatoire

Le jeu est une activité, contrairement au travail, non obligatoire. Je ne joue pas parce que je suis obligé, je joue parce que j’ai envie de jouer. L’enseignant veut faire travailler un exercice de rythme avec une classe: s’il dit « Nous allons faire l’exercice n°2 » ou s’il dit « Nous allons faire un jeu », l’impact sur les élèves sera très différent. Si l’activité qui s’ensuit est véritablement construite de façon ludique (marquer des points, jouer en équipe…) le travail réalisé sera vécu réellement comme un jeu.

 Le plaisir source d’efficacité

On joue par plaisir et pour le plaisir. Les enfants aiment jouer et ont besoin de jouer. Le plaisir libère dans notre cerveau des neurotransmetteurs qui améliorent notre potentiel d’action cérébrale, notre mémoire, notre concentration, notre motivation. A l’inverse s’ennuyer en cours fait chuter nos performances.

Le jeu est un enjeu

Enfin le jeu est souvent synonyme de défi. On pourrait dire… d’enjeu. Le jeune ado qui va passer des heures à tenter une figure de skate, qui va chuter à chaque fois et parfois se faire mal cherche à remporter une victoire sur lui-même. Et c’est la motivation de réussir (de gagner) qui soutient sa concentration.

Le jeu aujourd’hui

Depuis quelques décennies, le jeu est apparu dans les formations continues pour adultes (jeux de stratégie, jeux de rôle, jeux de simulation…). Ces jeux ont l’avantage de travailler sur l’éducation des comportements mais de façon dédramatisée. On ne cherche pas à stigmatiser une faute mais à analyser et à comprendre un scénario.

Enfin, on voit se développer les jeux coopératifs. A l’inverse de la compétition où règne la loi du plus fort, le jeu coopératif met l’accent sur la nécessité de regrouper les compétences de tous pour obtenir des résultats. Dans les classes, on appelle cela le tutorat. Donner la responsabilité aux élèves les plus solides d’aider les élèves les plus fragiles, c’est simplement utiliser et valoriser les compétences de certains pour aider ceux qui ont des difficultés.

Donc…

C’est à partir de ces réflexions que j’ai cherché avec Solfeggietto à développer un outil plus plaisant à l’usage, et de ce fait plus efficace.

Mais la format même du jeu de cartes apporte des fonctionnalités qui renforcent encore davantage cette efficacité.